Editions Jeanne d'Arc

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43000 Le Puy-En-Velay
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La liqueur des 5 herbes
Marie-France Quiblier et Francine Géry
2008 - 208 pages

Une série de personnages truculents d'autrefois qui n'engendrent pas la mélancolie

ISBN : 9782911794698

Quantité :

17.00 €

Format 14 X 22,5 cm - 208 pages

Résumé - Auteur - Lire quelques pages
 

Résumé
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Voici les histoires de la Guite, Désiré, Bricoulou et les autres, personnages truculents qui n’engendrent pas la mélancolie, tout au plus parfois la nostalgie, et qui vous feront souvent rire aux éclats.

 

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Auteur
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Filles d’un charron et d’une ouvrière en textile, Francine et Marie-France sont nées à Bourg-Argental, chef-lieu de canton situé aux confins du département de la Loire, entre l’Ardèche et la Haute-Loire.
Après avoir publié leurs nouvelles dans le Bulletin des Amis de Bourg-Argental, elles ont décidé de nous offrir ce livre, dont les personnages tantôt drôles, tantôt pathétiques nous rappellent, par leurs expressions qui tendent à disparaître, une époque révolue.

 

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Le trésor de Baptistou
La dernière salade repiquée, Baptistou se redressa et regarda satisfait la « table » tirée au cordeau. Les plants de laitue s’alignaient de même. L’homme était un perfectionniste : il ne plaignait pas sa peine. Aux Ponts et chaussées où il avait fait carrière, son chef disait :
- Voilà du travail de Baptistou.
Et il ajoutait, un rien perfide :
- Heureusement qu’il est cantonnier, s’il avait été aux pièces, beauseigne, il n’aurait pas gagné sa vie !
Baptistou le soupçonnait d’être un peu jaloux de lui quand il insinuait :
- Comment fais-tu, tu n’as pas un poil de graisse ?
Et puis, un brin nostalgique :
- Tu en as de la chance avec ta femme !
Baptistou reconnaissait les deux volontiers, malgré son mètre soixante-cinq, il se trouvait encore bel homme et se souvenait, que garçon, ses yeux bleus et sa bonne humeur avaient fait courir bien des filles après lui. De plus, il ne s’empiffrait pas et enfin, avec Rose, il avait trouvé la perle rare. Quant à Marius son chef, il promenait une telle bedaine, qu’il ne devait pas voir ses pieds. Et de sa femme, on disait qu’elle n’était pas commode et que le pauvre Marius n’avait pas besoin de passer dehors pour voir le mauvais temps.
Les copains aussi enviaient son travail :

 

 

 
La Guite de Mamey
 
Si on lui avait posé la question - mais au fait, qui aurait donc osé ? - la « Guite », comme on l’appelait, aurait été bien en peine d’y répondre, ne s’étant jamais elle-même interrogée sur le sujet : était-elle heureuse ? Il lui arrivait de soupirer en regardant à la télé une belle histoire d’amour, mais ça n’allait pas plus loin.
Dans ce hameau de Mamey proche de Colombier, petit village du Pilat aux confins de la Loire et de l’Ardèche, sa vie de paysanne se déroulait, rythmée par les saisons, auprès de ses bêtes.
Seule depuis cinq ans, suite à son veuvage et après le départ récent de ses deux enfants, elle n’avait d’autre ambition que de bien faire son travail. L’idée d’un autre avenir ne l’effleurait même pas, du moins pas encore…

 

 

 

 
 
On l’appelait Bricoulou
 
A Lyon, le passage qui relie deux rues s’appelle une « traboule », alors qu’à Bourg-Argental et ses environs, c’est une « trisande ».
J’ai voulu en connaître la signification, je l’ai cherchée sans résultat dans le Larousse et dans deux dictionnaires du parler régional.
D’où peut bien venir ce mot ? J’ai posé la question à un ami de Saint-Genest-Malifaux connaissant le latin. Pour lui, ce qualificatif patois est d’origine latine et signifie : ce qui permet de traverser.
Notre seule et unique trisande relie la rue du Puy à la rue Melon. Je l’emprunte toujours pour rejoindre le Parc. Chaque fois, cela me replonge plus de cinquante ans en arrière, car la trisande n’a guère changé.
En passant devant chacune des maisons, je revois les occupants. Sur son côté gauche, quand on la remonte, elle est bordée par deux maisons en pierre. Seules les fenêtres ont été remplacées. La plus grande fait l’angle avec la rue du Puy et la plus petite avec la rue Melon. On les appelle encore aujourd’hui : « la Remise », sans doute en souvenir d’une écurie à chevaux qui y était installée.
En face, à droite en montant, se dressait la maison de la mère Ridelle. Son entrée personnelle s’ouvrait sur la rue du Puy, tandis que celle de ses locataires donnait dans la trisande.
Accolée à cette maison, dans un renfoncement d’un mètre environ, et orientée en plein nord, celle de « Bricoulou ». Les mauvaises langues disaient :
- Quelle maison vernuge, on nous la donnerait, qu’on n’en voudrait pas.
A côté du passage qui conduisait à l’entrée de la maison, on apercevait un jardin. Le long de la trisande, une chape en pierres, recouverte de tôles abritait un véritable capharnaüm : un char à bras, une brouette, des vieux journaux, des cartons, des chiffons, des gamelles bosselées, des cages à lapins, la niche du chien Toto, ainsi qu’un cabinet aux planches disjointes et à la porte fermée par des charnières de cuir.
Un minuscule espace, appartenant à la mère Ridelle et lui permettant ainsi qu’à ses locataires d’étendre le linge, faisait suite au jardin de Bricoulou.
Mais au fait, pourquoi appelait-on Bricoulou, le propriétaire de la maison vernuge de la trisande ?
Parce qu’il était bricoleur ? Que nenni ! Il ne faisait rien de ses mains. Depuis qu’il avait creusé des tranchées à Verdun, il n’avait jamais repris le manche d’une pelle ou celui d’une pioche. Si quelqu’un s’avisait de le traiter de feignant, il répliquait :

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