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Le Puy aux merveilles
Christian Assézat
2005 - 232 pages + photos

Contes, légendes et récits autour de Notre-Dame du Puy

ISBN : 9782911794360

Quantité :

18.00 €

Format 14 x 22.5 cm - 232 pages

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Résumé
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Sur le site prédestiné du Mont-Anis, autour de plusieurs objets vénérables ou sacrés comme le bâton pastoral de saint Pierre, dont le pouvoir a permis de ressusciter le premier évangélisateur du Velay ; la Pierre des Fièvres qui guérit ; la mystérieuse Vierge Noire miraculeuse... s’est élaboré le légendaire de Notre-Dame du Puy.
Le Puy aux merveilles restitue ces vieilles histoires issues de la tradition orale la plus ancienne, qui racontent la vie et la foi de nos ancêtres vellaves. Nous rencontrons aussi des multitudes d’humbles pèlerins venus de toutes les régions de France et même des pays voisins, des rois, des papes... Notre-Dame du Puy est aussi Notre-Dame de France.
Le légendaire de Notre-Dame du Puy a nourri l’inspiration de nombreux auteurs. Troubadours, félibres s’exprimant en langue d’oc ; poètes, conteurs utilisant le français, parfois à la perfection, comme Anatole France, tous ont une place dans ce recueil.


« Les légendes, nées en milieu populaire sans que l’on puisse savoir dans quelle mesure elles ont été inspirées et diffusées par les clercs, étaient faites pour toucher des sensibilités non pas frustres et élémentaires, mais simples dans leur délicatesse, et pour apporter des consolations et même des divertissements aux malheurs du monde. »


Extrait de la préface d’Auguste Rivet .

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Auteur
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Né au Monastier (43), Docteur en linguistique, Christian Assézat est l’auteur d’une thèse présentant des textes occitans recueillis en Velay (1985). Il a participé à l’action « Archives vivantes et Ethnotextes » du C.N.R.S. ; une partie des enquêtes se trouve dans l’ouvrage Le Velay : contes, légendes, récits, chansons (1983) écrit en collaboration avec J.-B. Martin. En 1989, il a publié une étude intitulée Croyances en Haute-Loire. Christian Assézat est actuellement directeur de collège au Puy-en-Velay.

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Le Puy-en-Velay,
un site sacré

Pour le voyageur qui arrive au Puy-en-Velay, notamment par la route de l’Ermitage, à l’ouest, ou par celle de Taulhac, au sud, la découverte de la ville est toujours un émerveillement. Au milieu d’un cirque de montagnes, dans un modeste bassin, s’élève un puy 1, c’est-à-dire un mont d’origine volcanique, couvert d’habitations s’étageant jusqu’à la cathédrale, elle-même dominée par la statue colossale de Notre-Dame de France. Ce puy-là est un puy sacré et le sort de cette ville est lié à l’essor du pèlerinage, particulièrement renommé au Moyen Âge et au XVI e siècle.
En 1932, dans un article intitulé Le Pèlerinage et les jubilés du Puy, Édouard Peyriller a donné un point de vue intéressant sur cette étrange cité. « Les hommes, pour bâtir, ne doivent-ils point obéir à des lois, choisir les lieux de passage, les terres riches ? Leurs établissements doivent être logiques et s’accomplir en vue du moindre effort et du profit. Les voies naturelles, les plantureuses campagnes appellent et rendent nécessaires les villes. Les terrains pauvres, les landes et les bastions déshérités les repoussent. Le Puy est une hérésie économique. Des vallées s’ouvrent à ses pieds, mais les rivières qui les parcourent sont irrégulières et revêches, et leurs alluvions sont à peine assez vastes pour soutenir quelques hectares de jardins potagers. À quatre kilomètres de la ville, coule la Loire, en marche vers le nord. Ses eaux, laminées durant trois lieues entre les rochers, s’épanouissent enfin dans la plaine. Des constructeurs raisonnables auraient dû choisir cette place pour élever leurs murailles ! » Et, à la fin de son article, Édouard Peyriller établit « que ce lieu n’a pas été choisi par des hommes, mais par le ciel ».


Vraiment, l’ensemble du bassin du Puy est un site sacré où chaque rocher a été transcendé par la foi des hommes, au cours des siècles : la statue de Saint-Joseph répond à celle de Notre-Dame de France, le clocher de la chapelle d’Aiguilhe correspond à celui de la cathédrale accrochée au Mont- Anis. Ce paysage constitue un chef-d’œuvre d’art chrétien, probablement unique au monde, associant les prodiges de la nature et le génie des hommes.
Témoin millénaire et objet de toutes les attentions, la cathédrale raconte la merveilleuse histoire du Puy-en-Velay. En 1840, elle a été classée sur la première liste des monuments historiques comme édifice majeur du patrimoine français. De plus, elle se situe au départ de l’un des plus importants chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, chemins qui viennent de faire l’objet d’une inscription sur la liste du patrimoine mondial et qui attirent actuellement beaucoup de pèlerins et de marcheurs. Chaque année, de nombreux visiteurs se rendent donc dans la cathédrale ; il serait d’ailleurs plus juste de parler de l’ensemble cathédrale, qui comprend notamment le cloître, le bâtiment des clergeons, l’aile des mâchicoulis, l’ancien Hôtel-Dieu... Pour ces raisons, un important programme de restauration a eu lieu, de 1994 à 1999, et ce n’est pas terminé, car un second est actuellement en cours.
En réalité, la cathédrale du Puy-en-Velay est un patrimoine vivant qui a connu des travaux à toutes les époques : rénovations actuelles, restauration accompagnée d’une étude archéologique au XIX e siècle, aménagements intérieurs et quelques consolidations au XVIII e siècle, réparations aux XIV e, XV e et XVI e siècles... Quant à la construction, elle a duré près de deux siècles. Au XI e siècle, la cathédrale possédait une nef de quatre travées avec collatéraux et un transept terminé par des absidioles. Des peintures recouvraient la totalité des parois. Au nord-est, à la manière italienne, un clocher indépendant du reste de l’édifice fut élevé. Tout cet ensemble repose directement sur le rocher. Mais, au cours du XII e siècle, dans les années qui suivirent la première croisade, le pèlerinage à Notre-Dame du Puy connut un rapide développement ; il fut indispensable d’agrandir l’édifice. C’est alors qu’en deux étapes les constructeurs eurent l’audace de prolonger la nef au-delà du rocher, dans le vide, ce qui fait dire familièrement que l’on entre par le nombril et que l’on sort par les oreilles. Le visiteur découvre d’abord la façade polychrome monumentale, puis il emprunte le large et magnifique escalier de cent quarante marches, qui l’amène sous le porche aérien, avant de l’introduire mystérieusement sous les voûtes qui supportent l’édifice suspendu dans l’espace.
 

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