Editions Jeanne d'Arc

Editions Jeanne d'Arc
Editions locales

Editions Jeanne-d'Arc
25 rue de la Gazelle
43000 Le Puy-En-Velay
Tél. 04 71 02 11 34

Le Monastier Saint-Chaffre
Naissance d’une abbaye

Gérard Roche
2004 - 264 pages + photos

Une étude historique fouillée

ISBN : 9782911794346

Quantité :

25.00 €

Format 14 x 22.5 cm - 264 pages

Résumé - Auteur - Lire quelques pages
 

Résumé
.............................................................................................

Au Moyen-Âge, l'abbaye bénédictine du Monastier rayonna et, bien au-delà du Velay, étendit son influence vers le Gévaudan, le Vivarais, la vallée du Rhône, le Dauphiné et jusqu'en Piémont.

Après plusieurs années de recherches patientes et minutieuses, Gérard Roche nous propose la première histoire chronologique et la plus exhaustive jamais écrite, sur l'abbaye Saint-Chaffre, depuis ses origines, avec des faits, des dates, des documents, des citations…

Ce parcours historique et cette vision panoramique constituent une grande première pour Le Monastier Saint-Chaffre.

Une source de renseignements à faire partager.

retour haut de page
 

 

Auteur
.............................................................................................

Gérard Roche, enfant du Monastier, docteur en médecine, musicien, chef de chœur, écrivain, élu local, actuellement Président du Conseil Général de la Haute-Loire, est un ardent défenseur des richesses patrimoniales, économiques et humaines de son département.

Homme de culture, de mémoire, de bon sens et de contacts humains, il produit ici un remarquable travail d'historien.

retour haut de page

 

Lire quelques pages
.............................................................................................

 

Je dédie ce livre à Monsieur l’abbé Louis Assezat mon oncle. Un oncle dont la mémoire est vénérée par tous ses neveux. Curé du Monastier entre les années 1950 et 1960, cet oncle adorable m’enlevait quotidiennement à mes jeux d’enfant, à mes espiègles vagabondages dans les ruelles du village. Il me désignait comme « volontaire permanent » à la fonction d’enfant de chœur. Durant les interminables cérémonies religieuses, mes pensées s’envolaient jusqu’au plus haut des voûtes cherchant un ciel inaccessible comme l’oiseau prisonnier butte contre les barreaux de sa cage. Ainsi mon âme d’enfant s’est imprégnée de cette abbatiale, de ses odeurs quand les fumées d’encens font ressurgir les vieilles senteurs de l’histoire, de ses luminosités gothiques qui viennent trancher la pénombre romane, redessinant les chapiteaux en ombres fantasmagoriques sur la moiteur des brèches suintantes.
Plus tard l’abbé Mialon, vicaire, m’a nommé organiste titulaire d’une église qui n’avait pas encore son orgue restauré, mais un vieil harmonium amplifié juché sur la tribune. J’accompagnai ainsi les derniers accents liturgiques grégoriens de la messe VIII dite « des anges ». Il m’arrivait aussi de travailler mes partitions dans une église vide et j’abandonnai alors volontiers le contrepoint des « fugues » et « partita » de Jean-Sébastien Bach pour laisser ma sensibilité d’adolescent improviser dans une recherche personnelle des anciennes grandeurs bénédictines.
Plus récemment et après bien des années, je parcourais régulièrement en VTT le chemin de Saint-Régis. Après la difficile ascension de la côte de « la Chenevette », je m’arrêtai habituellement de longs instants sur le haut de la falaise à la « Moutette ».
Quel plaisir de découvrir chaque fois la vallée de la Gazeille partir se perdre vers Colempce et la Loire, Le Monastier blotti à l’abri des vents du Nord et surtout l’abbatiale qui s’inscrit là comme la couverture d’un livre refermé sur des riches pages d’histoire. Ce livre, j’ai eu envie de le lire, j’ai ressenti le besoin de l’écrire.
Cette soif d’histoire m’a été donnée par mes compatriotes et amis, historiens, érudits :
– André Crémillieux, pourtant originaire des Alpes, a su aimer le Velay plus qu’un autochtone. Par ses conférences ou ses écrits, il restitue ses connaissances impressionnantes en un style qui confine à l’œuvre d’art comme s’il était un grand peintre de l’histoire.
– Hugues Berton explore le patrimoine immatériel de l’humanité. C’est un érudit, certes, mais aussi un philosophe. À travers ses recherches, il est en quête d’une sagesse fondamentale qu’il adapte au monde contemporain.
– Bernard Sanial a consacré bien des heures et des jours à fouiller les origines et l’histoire du Monastier et de son abbaye. La reconnaissance de la qualité de son travail a été attestée par la présence d’universitaires et historiens de notoriété internationale lors du colloque sur « les bénédictins de Saint-Chaffre du Monastier » qu’il a organisé au Monastier en 1997 et qui reste le fait culturel marquant de ces dernières années.
– Mais c’est surtout Jean-Frédéric Pradier qui, par sa gentillesse, sa générosité intellectuelle, sa disponibilité m’a permis de mener à bien mon aventure littéraire d’historien amateur. Jean a reçu de son père Frédéric Pradier, ami de Boudon-Lashermes, une connaissance tout à fait exceptionnelle de cette longue tradition orale où se mêlent le légendaire et la réalité historique. Son principal travail est la reconstitution de l’arbre généalogique de sa famille, et tout au long de sa vie, il a collecté documents, livres, parchemins qu’il a lus, relus maintes fois. Jean s’est tant imprégné de ce passé qu’il s’y est identifié !
Au fil des jours, il a suivi mon travail, il l’a documenté, il l’a orienté, conseillé et il est présent à chaque page de l’ouvrage, qu’il en soit remercié…
C’est par Jean Pradier d’ailleurs que j’ai pu me délecter à lire les ouvrages de l’abbé Cenat de l’Herm et de l’abbé Gaspard Arsac. Ces ouvrages écrits dans un délicieux style littéraire transcrivent la tradition orale en la plaçant dans le réel contexte général historique en l’habillant aussi d’un prosélytisme si angélique qu’il en est émouvant !
Dès le début de mon travail, il y a trois ans, j’ai été confronté au difficile problème que pose le « syndrome de la page blanche ». J’étais en fait paralysé par une double crainte. Celle de ne pas être à la hauteur du défi que je m’étais imposé et, par une qualité insuffisante de mes recherches, par un déficit d’analyse, par un manque de talent littéraire, de décevoir mes amis qui eux sont de vrais historiens. Crainte aussi, tout à l’opposé de la précédente, d’aboutir à un document trop difficile à lire pour les non-initiés. En effet ma motivation profonde est de faire une restitution claire de l’histoire susceptible de retenir l’attention de tout lecteur intéressé par le Monastier et de son abbaye Saint-Chaffre.
Cette forme psychologique de la « crampe de l’écrivain » a cédé spontanément quand j’ai eu défini une méthode de travail très stricte. Dans un premier temps j’ai collecté le plus grand nombre de documents, j’ai consulté le maximum d’articles, de livres, d’archives, j’ai écouté tous les témoignages que je pouvais recueillir. La deuxième phase a été un temps de réflexion pour faire le tri entre ce qui est tradition orale, légende et possible réalité historique et surtout, pour faire une synthèse de ce qui pourrait être retenu et écrit. Enfin ce fut le moment de la restitution, en essayant de donner une suite logique aux évènements retenus, en situant ceux-ci dans le contexte historique général pour que le lecteur en ait une bonne, facile et agréable lisibilité !
Dès le début du travail, l’accumulation des notes, documents et pages d’écriture m’a fait craindre d’aboutir à un ouvrage trop lourd pour l’esprit, trop pesant pour la main du lecteur. J’ai décidé alors de publier deux volumes. Un premier intitulé Naissance d’une grande abbaye traite des origines du monastère dans la nébuleuse fin de l’ère Gallo-romaine, de sa fluctuante survivance dans la ténébreuse période mérovingienne, de sa vitalité dont témoigne « l’expansion Chaffrienne » dans le pourtant chaotique contexte carolingien. Le deuxième sera consacré à l’apogée de l’abbaye, puis aux temps des épreuves liées aux « routiers », aux guerres de religion et à la fin de l’aventure bénédictine chaffrienne après l’apparent renouveau mandataire.
Mon outil de travail est un cahier à spirales, une gomme, un crayon. Je dois remercier les six mains aux fins doigts féminins qui ont tapé et numérisé mon texte. Les photographies ont été faites par moi-même ou des amis. La plupart ont un intérêt seulement documentaire, d’autres ont un intérêt plus artistique, elles portent la signature de leurs auteurs. Jean-Paul Chabanon sait par sa technique nous faire toujours redécouvrir admirablement des images habituelles de nos lieux de vie.
Enfin je veux rendre hommage à mes proches, à mes tout proches qui ont su m’accompagner si bien en acceptant que pendant de longues veillées familiales je puisse m’isoler dans « mon cercle des bénédictins disparus »…

Gérard Roche
 

retour haut de page
 

Vous n'avez aucun article dans votre panier.

Contactez-nous

Imprimerie Jeanne d'Arc
 

Editions Jeanne d'Arc - EJA - Vente en ligne de livres régionaux de l'Auvergne, la Haute-Loire et du Puy en Velay, livres d'arts, romans, romans historiques, religieux...