Editions Jeanne d'Arc

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25 rue de la Gazelle
43000 Le Puy-En-Velay
Tél. 04 71 02 11 34

Là-bas vers Compostelle
Jean-Pierre Lopez
2003 - 192 pages + photos

Le cheminement d'un pélerin

ISBN : 9782911794254

Quantité :

16.00 €

Format 15 x 21 cm - 192 pages

Résumé - Auteur - Lire quelques pages
 

Résumé
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« Loin de moi, l’idée d’avoir rédigé cet ouvrage dans le but d’en faire un nouveau guide pour les randonneurs ou pèlerins qui souhaitent parcourir un jour le Chemin de Compostelle. A l’image d’un journal de randonnée, il n’a d’autres prétentions que de rapporter quelques anecdotes agrémentées d’informations et de conseils, sur ce parcours mythique qui recèle encore bien des merveilles et promet bien d’autres surprises. »

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Auteur
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A l’automne 2000, Jean-Pierre LOPEZ
a parcouru la Via Padiensis
qui relie Le Puy-en-Velay
à Saint-Jacques de Compostelle.
Ce livre est le recueil
de ses impressions, de son vécu...

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La découverte

Tout a commencé lorsque je me suis mis à faire quelques balades avec Marie-Claude, mon épouse.
Je découvrais la randonnée pédestre et cette perception éveillait en moi, une sensation de liberté d'aller et venir comme bon me plaisait. J’en éprouvais un réel plaisir tout en y consacrant de plus en plus de temps. Peut-être aussi parce que ma carrière professionnelle parvenait à son terme et voyant s’approcher à grands pas, le port de la retraite qui marque un tournant dans la vie, je voulais m'y échouer du mieux possible. Car si elle est très importante, le plaisir qui accompagne cette nouvelle escale ne fait pas oublier que, c'est aussi celle qui finira le plus mal.
En effet, j’avais connu de nombreuses personnes qui une fois plongées dans l’inactivité, se sentaient anxieuses devant tout ce temps libre. D’autant que je ne me sentais pas mûr pour regarder la télé à longueur de journée ou militer dans des associations du troisième âge. Aussi, loin de m’estimer trop vieux, je ne voulais pas cesser toute discipline sportive, mais rester sur une bonne impression dans celles que j’avais pratiquées ou que je pratiquais encore. Je devais préparer ma reconversion à de nouvelles occupations afin de ne pas me retrouver dans une situation de désœuvrement.
La sagesse aidant, je crois que se faisait sentir l'envie de me livrer à des activités plus en rapport avec mes aptitudes, en adaptant mes efforts à ma condition physique du moment. Il est vrai que depuis mon enfance, je m'étais toujours adonné à des sports plus ou moins intenses, tels que le football, le ski, la planche à voile, la natation, le tennis et mes capacités déclinant depuis quelques saisons, je devais songer raisonnablement à me tourner vers une discipline physique plus adaptée. De plus, bien que n'ayant jamais eu de blessure grave, l’expérience m’avait appris que les risques se multiplieraient en avançant dans l’âge. La randonnée avait la faculté de concilier sport et loisir tout en y ajoutant une touche d'initiation à la découverte de nouveaux horizons et un retour à la nature.

Il faut remonter plus de vingt ans en arrière pour que Jacques, un collègue de travail originaire de l'Aveyron, me parle pour la première fois du “Chemin de Saint-Jacques de Compostelle”. Il évoquait souvent ce sentier, qui passait non loin de sa région natale et son illustre homonyme. Allant même jusqu'à s’identifier à ce personnage. Cependant, à l'époque, cela n'avait suscité aucun intérêt de ma part. J'imaginais simplement qu’il s’agissait d'un chemin allant jusqu’à une petite bourgade nommée Compostelle, dans le Sud-ouest de la France et qu'il était parcouru par des croyants en quête de recherche spirituelle. Loin de moi l'idée qu'un jour je serais épris de ce parcours.
Au cours des différentes randonnées locales le nom du Chemin de Compostelle revenait souvent dans les conversations des marcheurs ou sur les calendriers de marches. Ce sentier, qui faisait la fierté de ceux qui l'avaient parcouru, était décrit comme un mythe, toujours avec respect et admiration. Un peu comme l’aboutissement d'un rêve puisque son origine prend sa source dans un pèlerinage datant de plus de mille ans. La curiosité m'a incité à m’y intéresser de plus près. Je n'imaginais pas alors que cette curiosité allait se transformer en une passion dévorante. J'ai découvert que Saint-Jacques-de-Compostelle, en espagnol “Santiago de Compostela”, était une ville importante, située au Nord-ouest de la Péninsule Ibérique, à deux pas de l’Océan Atlantique et proche du Portugal. C'est aussi la capitale de la communauté autonome de Galice dans la province de la Corogne, forte d'une population d'environ cent mille habitants.

Pourquoi ce voyage ?

C’est pendant cette période que, tout à fait par hasard, j’ai lu un article dans la presse locale, faisant état d’une conférence, sur le thème de Saint-Jacques-de-Compostelle, au profit d’une œuvre de bienfaisance. Connaissant mal ce sujet et voulant en savoir plus, je m’y suis rendu en compagnie de Marie-Claude. Il y avait là une trentaine de personnes qui, comme moi, étaient venues, par curiosité ou pour se renseigner. D’autres, qui avaient déjà fait ce pèlerinage, participaient activement au débat. Il était facile de les distinguer car lorsqu’elles évoquaient leur périple, il en ressortait une excitation qui ne laissait aucun doute sur l’intensité des moments qu’elles avaient vécus en chemin.
Le conférencier, un homme d’une soixantaine d’années, sympathique, sachant communiquer sa passion, contait son parcours en ponctuant ses commentaires par des diapos. Il commençait par expliquer les origines du pèlerinage, puis le déroulement de son voyage et plus il parlait plus je sentais monter en moi cette envie de prendre mon sac pour partir sur ce chemin mythique afin de connaître à mon tour toutes ces sensations. Je m’imprégnais de ses paroles quand il décrivait les paysages des régions traversées, l’accueil fait aux pèlerins sur le parcours et la convivialité qui régnait entre eux sur le chemin, puis le soir au refuge.
Mais je crois que le déclic s’est produit lorsqu’il a abondé sur ses motivations personnelles. Précisant notamment que les capacités physiques devaient être égales, tant pour les groupes que pour les couples, sous peine d’engendrer des tensions pendant un parcours aussi long. C’est pourquoi, il considérait qu’à ses yeux, le conjoint n’était pas la meilleure compagnie pour se lancer dans une telle aventure.
Avant d’assister à cette conférence, il m’était venu à l’esprit l’éventualité, bien peu probable, de faire un jour ce parcours et j’en avais évalué les hypothèses. Or, il confirmait en tous points mon sentiment. En effet, j’imaginais mal me lancer dans une expédition aussi longue avec une personne qui ne partageait pas mes convictions. D’autre par je ne ressentais pas chez mon épouse, cette flamme qui m’animait depuis quelques temps et une marche de plusieurs jours, voire plusieurs semaines, avec un sac à dos, ne l’enthousiasmait pas particulièrement.
Je me suis tourné vers elle en disant, “Je saurai quoi faire quand viendra l’heure de la retraite”. Elle a dû lire dans mon regard cette envie de partir en répondant d’un ton évasif, “Si tu veux”. Elle ne s’en est peut-être pas rendu compte, mais j’ai interprété ce "Si tu veux", comme son acceptation à me laisser entreprendre seul cette aventure.
Le conférencier ajoutait, en outre, que le chemin appartenait à celui qui y cheminait sans qu’aucune inscription ou autorisation ne soit nécessaire. Il suffisait de prendre son sac et partir à son bon vouloir sans autre forme de procès. Par contre, avant le départ, il était fortement recommandé de se procurer une “Créanciale” ou “Crédencial”, appelée aussi “Passeport du pèlerin”. Ce document qui, au fil des siècles, s’est substitué à la lettre de créance qui était remise aux pèlerins en partance pour cette pérégrination, servait de laisser passer, attestant que son porteur effectuait bien ce parcours dans un but religieux. En France, il n’a qu’une utilité symbolique, si ce n’est pour y faire apposer les tampons des gîtes et refuges où l’on a séjourné. En revanche en Espagne, il atteste la véracité du pèlerinage et est exigé lors de l’arrivée dans chaque auberge.

En rentrant chez moi, ma décision était prise, un jour, je ferai Compostelle.........
 

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