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43000 Le Puy-En-Velay
Tél. 04 71 02 11 34

Le Bourrassou
Les mémoires d’un papy centenaire
Jean Tempère
2002 - 264 pages

ISBN : 9782911794179

Quantité :

19.00 €

Format 14 x 22.5 cm - 264 pages

Résumé - Auteur - Lire quelques pages
 

Résumé
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Jean-Claude Tempère naît en 1903 à Chamalières-sur-Loire dans le pays du Velay. C’est là, dans un petit village pittoresque des bords de Loire niché entre les sucs, qu’il déroule la trame de sa vie, une vie toute entière liée à ce XXème siècle riche de tant d’évolutions.
Aujourd’hui, à l’aube de ses cent ans, il raconte son histoire : événements, anecdotes, situations, qui s’égrènent au fil des pages comme autant d’épis de blés mûrs.
Comment vous dire... Vous respirerez les parfums de l’enfance dans la campagne vellave : la ferme du pépé « Glaude », la moisson, le battage, la danse des fuseaux entre les doigts des dentellières... Vous découvrirez l’instantané d’un quotidien, à la veille de la première guerre mondiale, dans les rues du village : ses commerces, ses métiers, son école, ses fêtes et ses figures locales... Vous ferez valser comme naguère les tonneaux de vin rouge et vous réjouirez encore des bonnes blagues de quelques illustres plaisantins du bourg...
Comment vous dire... Le XXème siècle a bouleversé nos vies : le moteur à explosion, le cinématographe, les aéroplanes, l’électrification, la pénicilline... Il n’a pas oublié. Il était là quand tout est arrivé. Et lorsque le siècle à souffert, il a souffert aussi. Dévastatrices, la Grande Guerre et la débâcle de 1940 ont fortement imprégné la mémoire collective.
Jean-Claude Tempère raconte... Il raconte la peur, les larmes, l’exil de millions d’hommes derrière les barbelés de la captivité. Cinq ans et une volonté inextinguible de rester libre...

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Auteur
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L’auteur, Jean Tempère, est le petit-fils de Jean-Claude. Historien, il a collecté une année durant les souvenirs de son grand-père.
Dans un style romanesque, il nous livre dans ce drôle de
« bourrassou en papier » un témoignage unique empreint d’émotion et d’authenticité, faisant œuvre de mémoire pour les générations futures.

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Lire quelques pages
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AVERTISSEMENT


Ce livre est plus qu’un livre.
Ce livre est un bourrassou… un bourrassou en papier.

Qu’est-ce qu’un bourrassou ?
En patois vellave, ce mot désigne un grand drap en toile de jute dans lequel, après la moisson, les enfants rassemblaient les épis de céréales qui avaient échappé aux bras des moissonneurs.
Eh bien, après la moisson d’une vie, ce livre rassemble, tel les résidus d’une récolte d’été, des bribes de mémoire. Et il se présente comme tel…
D’abord éparses, ensuite organisées, les bribes de mémoire - souvenirs du passé, souvenirs d’une vie – s’insèrent dans de menus tableaux, qui s’égrènent de chapitre en chapitre, si bien qu’à votre tour, vous, lecteurs, pourrez glaner au fil des pages…

 

VUE D’ENSEMBLE

C'est dans la commune de Chamalières-sur-Loire, à trente kilomètres du Puy-en-Velay dans le département de la Haute-Loire que j'ai vécu la plus grande partie de mon existence. J'y suis né le 8 décembre 1903, dans la hameau du Mas de Bernard à un kilomètre du bourg. Ma mère, Madeleine Tempère née Blachon, avait choisi d'accoucher chez ses parents. Il y faisait plus chaud qu'à Aunas, un peu plus haut dans la montagne, où mes parents habitaient, et où mon frère, sans prénom, était venu au monde, deux ans plus tôt, mort-né. On choisit de m’appeler Jean-Claude, en l’honneur de mon grand-père « Glaude » qui était aussi mon parrain.
1903, l’année où Chamalières obtint de s’appeler « Chamalières-sur-Loire », une précision fluviale, que le conseil municipal avait jugé indispensable afin de mettre un frein, si ce n’est un terme, aux confusions incessantes qui résultaient de son homonymie avec sa consœur auvergnate située dans l’agglomération de Clermont-Ferrand.
Et le village méritait bien son nouveau nom : Chamalières-sur-Loire… un petit village des bords de Loire, niché sur la rive droite du fleuve, à 517 m d'altitude, dans une vallée étroite que dominent deux dômes phonolitiques couverts de hêtres et de pins : sur sa gauche, le mont Miaune (1 069 m), et sur sa droite, le mont Gerbizon (1 043 m).
Dans cette région de volcans éteints, divisée par ses chaînes de monts préhistoriques, la vallée est belle, plus belle encore, car si face à Miaune, le regard se laisse aller vers l'horizon, il croise immanquablement à son extrémité gauche la tour féodale du château de Roche-en-Régnier, puis plus près en enfilade, le mont Chaumont, le mont Pierrelade, et à l'extrémité droite, tel un cerbère zélé, les ruines épiques du château d'Artias, juché sur son piton rocailleux. Roche-en-Régnier… Artias… deux jalons définitifs d'une histoire omniprésente… car comment ne pas voir, d'où qu'on vienne, ce clocher carré tapissé de lauses, porté haut et fier par une nef centrale flanquée de ses collatéraux, qui dévoile en s'approchant une église abbatiale du XIIe siècle. Un bijou dans son écrin. Un vieux village.
Chamalières-sur-Loire… La Loire y roulait autrefois son eau claire entraînée par un courant puissant où frayaient les saumons en provenance de Saint-Nazaire. Aujourd'hui, l'eau a la couleur de la terre, comme tous les fleuves qui coulent de par le monde. Au pied du bourg, la Loire s'épanche et tourbillonne, en aval, sous les arcades du viaduc de la voie de chemin de fer avant de se resserrer un peu plus loin au pied d'Artias.
Entre le bourg et le viaduc, sur le flanc gauche de la gorge découpé en terrasses, les vignes ont poussé pendant des siècles, jusque vers les années cinquante, produisant un petit vin léger, sept à huit degrés, pas plus. Et puis les pluies et les orages, au fil du temps, ont raviné la terre et l'ont poussée dans la Loire. Et le village n'a bientôt trouvé plus personne pour travailler son coteau peu rentable.
Située sur la route du Puy-en-Velay, entre Vorey-sur-Arzon et Retournac, la commune de Chamalières-sur-Loire s’arrête au nord sur le coteau des Pialous de l’autre côté du fleuve. Au sud, elle grimpe jusqu’au mont Gerbizon. A l’est, elle court des hameaux de Ventressac à Chantegraille et à l’ouest des hameaux de Combres à Aunas.
Au début du XXe siècle, mille habitants, répartis entre le bourg et treize hameaux, vivaient dans la commune, au rythme des saisons. Chamalières était un village de paysans, où l'école communale accueillait cinquante garçons et presque autant de filles. Les commerces y étaient nombreux. On ne comptait pas moins de trois bouchers, quatre épiciers, deux boulangers, deux marchands de vins. Il y avait aussi deux hôtels-restaurants, neuf cafés, dont deux avec billard, et le limonadier, Ludovic Goudon, qui habitait sur la place à côté de la fontaine, et avait baptisé sa limonade « la Gerbisonne « à cause de la montagne toute proche. Ludovic, on ne pouvait l'oublier, car il avait payé le tribut du sang à l'enviable notoriété. C'est en bouchant l'une de ses bouteilles à l'aide d'un petit compresseur à main qu'il avait perdu un œil. Sans doute trop remplie, la bouteille avait explosé, un éclat de verre s'était logé dans l'ovale de son orbite.

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