Editions Jeanne d'Arc

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25 rue de la Gazelle
43000 Le Puy-En-Velay
Tél. 04 71 02 11 34

Donne-moi la main
Arlette MONNET
2002 - 80 pages

La reconstruction d'un enfant après la disparition accidentelle de ses parents

ISBN : 9782911794148

Quantité :

13.00 €

Format 15 x 21 cm - 80 pages

Résumé - Auteur - Lire quelques pages
 

Résumé
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– Où est maman ?
– où est papa ?
– Pourquoi je suis ici ?
– où est ma maison ?
Jérémy est désemparé. Il necomprend pas ce qu’il fait ici dans cette grande maison qui n’est pas la sienne. Patiemment, tendrement, Elisabeth va l’aider à construire sa nouvelle vie sans ses parents chéris, dans un environnement qu’il ne connaît pas mais qui désormais est le sien.
Et puis il y a Marion qui devient son amie, et leur secret, et les autres enfants du centre...
Et la lettre à Tatie Marie-Rose pour qu’elle lui envoie son cartable, sa trousse et ses crayons, qu’elle garde bien sa maison et prenne soin de Pompon...
Et il y a Michel le jardinier, le colis avec la photo de ses parents, la sortie au magasin, l’excursion, la nouvelle école, l’anniversaire, Noël, la visite à sa maison...
Tout ce qui fait sa nouvelle vie.

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Auteur
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Arlette MONNET vit avec les enfants tout au long de l’année scolaire.
L’accident dramatique survenu à une élève et à sa famille a déclenché le besoin d’écrire l’histoire de Jérémy, d’exprimer avec des mots le bouleversement ressenti, de transcrire la dure réalité, l’espoir, l’évolution, la reconstruction d’un enfant dans le désarroi.
Par petites touches successives, avec sensibilité et amour, Arlette Monnet dépeint le nouvel nivers du petit orphelin, son évolution psychologique, sa prise de cons-cience de cette situation difficile et son adaptation progressive à sa nouvelle vie.
Ce livre, elle l’a voulu pour ces parents cruellement éprouvés, ces enfants blessés par la vie, pour tous ces parents et éducateurs qui entourent ces enfants d’affection et de tendresse pour réveiller en eux la vie endormie.
« Donne-moi la main » est un encouragement pour les adultes, un réconfort à leur persévérance, un hymne d’espoir.

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Lire quelques pages
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Où est ma maman ?


Après une nuit de cauchemars, une secousse plus violente que les autres, réveilla Jérémy. Il ouvrit deux yeux immenses, apercevant au pied de son lit une dame en blouse blanche, qu’il ne connaît pas… il poussa un cri :
– Maman.
Cette dame ? C’était celle qui, la veille, l’avait couché dans ce lit, quand l’infirmière était venue lui faire une piqûre pour le calmer : il ne s’en
souvient pas ; il ne se rappelle plus de rien…
– Où est maman ?
– Chut ! Ce sera la première réponse à donner à Jérémy : cet enfant de quatre ans qui vient de perdre toute sa famille dans un accident de
voiture.
Jérémy regarde cette chambre rose et les deux autres lits où dorment deux enfants : il ne comprend pas…
– Lève-toi, si tu veux.
– Non : je veux d’abord aller dans le lit de maman et de papa pour leur faire un câlin : tous les jours, je fais comme ça…
– Amène-moi dans le lit de maman… crie Jérémy.
– Chut ! Tiens ton nounours, il voudrait bien être dans le lit avec toi.
– Non ! Laisse-le, là-bas.
– Comment s’appelle-t-il ?
– Je ne veux pas te le dire.
– Bon… alors moi, je vais l’appeler Michka.
– Non ! C’est Pluchon.
– Tiens, prends ton Pluchon, il va pleurer si tu le laisses seul.
L’éducatrice essaie de rejoindre le cœur de l’enfant…
– Non ! Vas-t-en.
– Bon… Je m’en vais.
Elisabeth partie, Jérémy prend sa peluche dans ses bras :
– Pluchon, toi qui sais tout ; dis-moi pourquoi je suis ici… Où est ma maison ? Où sont maman et papa ?
– Chut ! répond Pluchon, ne fais pas de bruit, on va nous entendre.
– Toi aussi, tu ne veux rien me dire…
L’enfant jette la peluche au milieu de la chambre. Puis subitement :
– J’ai envie de faire pipi ; je ne sais pas où sont les toilettes.
Jérémy sort dans le couloir ; il ne sait pas où aller ; et là, sous ses pieds : une flaque…
– Maman ! appelle Jérémy dans un sanglot.
L’éducatrice n’était pas loin.
– Ce n’est rien, va te changer dans la chambre. Il y a tout ce qu’il faut dans la valise de maman.
Jérémy enfile le tee-shirt que maman aime bien parce qu’il est tout semé de fleurs ; et le pantalon que papa lui avait acheté la dernière fois qu’il était parti en voyage.
– Mais pourquoi ce voyage dure si longtemps ? Et pourquoi Madame Lebon ne m’a-t-elle pas gardé chez elle comme maman le lui avait dit ?
– Chut ! dit une voix dans son cœur…
– Qui m’a parlé ? Est-ce Pluchon ? Ou est-ce maman, papa, mamie, papi ?
Jérémy ne sait pas… il sait seulement : que la réponse à ses questions est : chut !… Depuis hier, ce mot, on le lui a dit souvent ; il résonne dans sa tête comme une chanson triste qui revient toujours.
L’enfant ramasse le pyjama mouillé et le met dans la valise :
– Maman le lavera demain…
– Chut ! dit encore la voix dans son cœur.
– Encore ce chut ! Il lui donne le vertige.
Jérémy aperçoit Pluchon qui gît sur le plancher.
– Viens avec moi Pluchon, nous allons chercher notre maison.
Elisabeth, qui n’est pas loin, a fermé toutes les portes et enlevé les clefs.
Avec sa peluche sur le cœur, l’enfant court dans les couloirs, il monte, redescend, remonte, regarde à travers toutes les vitres.
– Pluchon, tu crois qu’elle est de ce côté ? Je ne la vois pas. Allons voir là-bas… Elle n’y est pas : aucune maison n’est faite comme la mienne.
– Chut ! souffle Pluchon sur son cœur.
Après être monté et descendu une dizaine de fois, Jérémy fatigué
s’assoit dans un coin du couloir, la peluche dans les bras. Sa peluche ! c’est la seule affection qui lui reste…
– Pluchon, on va attendre papa et maman ; ils vont bientôt venir nous chercher !
Elisabeth voudrait pouvoir serrer contre elle, cet enfant angoissé, et lui donner beaucoup de tendresse. Ce n’est pas possible… Il appelle l’amour de ses parents et cet amour ne répond pas. L’éducatrice sent des larmes mouiller ses yeux en voyant Jérémy si malheureux ; elle l’appelle doucement :
– Tu ne veux pas venir déjeuner avec les autres enfants ?
Pas de réponse… Jérémy a envie de dire : chut ! à Elisabeth mais il a trop de peine pour être coquin…
– Si tu as faim ; tu iras chercher dans ta valise : Maman a mis tout ce qu’il faut pour manger.
Pendant que l’enfant courait dans les couloirs, Elisabeth a caché dans la valise : gâteaux, chocolat, pack de cacao.
Cette phrase rassure un peu Jérémy… Non, Elisabeth… il ne faut pas rassurer Jérémy puisque ses parents ne viendront pas… mais l’habituer peu à peu à cet exil qu’il va devoir vivre, trop dur pour un enfant de quatre ans…
Ce sera très difficile se dit Elisabeth : Après le chut ! semer le doute dans la pensée de l’enfant, avant la certitude de ne plus les revoir et la vraie réponse au pourquoi.
Le chemin sera long pense l’éducatrice ; son cœur de maman saigne en voyant Jérémy assis sur le plancher au fond du couloir, serrant sa peluche dans ses bras.

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