Editions Jeanne d'Arc

Editions Jeanne d'Arc
Editions locales

Editions Jeanne-d'Arc
25 rue de la Gazelle
43000 Le Puy-En-Velay
Tél. 04 71 02 11 34

Au fil de la jeune Loire
Yveline Gimbert
2001 - 240 pages

ISBN : 9782911794124

Quantité :

19.00 €

Format 15 x 21 cm - 296 pages

Résumé - Auteur - Lire quelques pages
 

Résumé
.............................................................................................

Un peu comme l’a fait l’écrivain Robert-Louis Stevenson, avec son Voyage à travers Les Cévennes, Yveline Gimbert nous raconte son périple en Velay.
Elle est allée à la recherche d’une histoire et d’histoires mais aussi de légendes, de croyances encore d’usage en Velay et de traditions.
Du site d’Antoune dressé sur la jeune Loire à celui des Barrys où chevaucha Jules César, elle nous entraîne de paysages en paysages.
Yveline Gimbert raconte son Velay comme on ne l’a jamais fait, alternant les descriptions superbes et fougueuses des beautés de la campagne Vellave, et les précisions historiques, géologiques ou géographiques, nous invitant à rêver sur quelque rocher hissé en plein ciel ou au creux de chemins oubliés.
Ce livre ne peut être assimilé à un simple guide touristique. Certes l’aspect documentaire est complet mais n’en est pas l’essentiel car dès les premières lignes, l’auteur met toute sa tendresse à travers ses récits. On peut remonter loin dans le temps en flânant auprès des ruines des châteaux d’Arlempdes, Polignac, Artias près de la montagne de La Madeleine, Chapteuil… en se laissant bercer par l’histoire et l’imagination de l’auteur.

retour haut de page
 

 

Auteur
.............................................................................................

Au début des années 90, Yveline Gimbert-Chabanon, artiste peintre, native de Vals-près-Le Puy, a commencé à écrire ses impressions sur le Velay, sa région natale, qu’elle aime parcourir avec le regard du peintre et celui du poète. de cette observation est né son premier livre De Loire en Mézenc, publié en 1992.
Puis elle s’attaque au roman et implante dans cette région d’Auvergne, les ouvrages qui vont suivre : Roche-Longue en 1994 et Puynoir, la vallée des alisiers en 1996.
Elle se jette un nouveau défi avec le simulateur, un recueil de nouvelles pleines d’imagination, publié en 1999.
En octobre 2000, son talent littéraire lui vaut de recevoir le « grand prix du roman d’Auvergne » pour son cinquième livre Le retour de Rose.
Après quelques années d’écriture, Yveline Gimbert a ressenti le besoin de reprendre son premier ouvrage, de l’actualiser et l’enrichir de photos en couleur sur cette région natale qu’elle affectionne, ce qui nous vaut Au fil de la jeune Loire.
Bercé par le rythme de la plume de l’auteur, la lecture découvre, ou redécouvre la Loire et son environnement sublime.

retour haut de page

 

Lire quelques pages
.............................................................................................

 

 

Avant-propos


Elles sont des terres inspiratrices, aux goûts sauvages exhalés des paysages. Belles, stoïques, elles séduisent les regards du désordre chaotique de leurs vals profonds et de leurs volcans endormis où le roc puissant emprisonne les âmes divines qui convoitent jalousement les courbes harmonieuses vêtues de sombre verdure et les flancs drapés de tendre bruyère.
Terres pittoresquement sculptées par le courroux lointain de leurs entrailles et du maître temps dont la main habile jeta sur elles une nature sans rivale. Mystérieuses, austères, sauvages, exubérantes, mornes, merveilleuses, elles étonnent par tant de diversité le plus indépendant des esprits et tous ceux qui savent, sans efforts, distinguer leurs plus beaux atours et déceler leurs plus charmants secrets. Sur ces vieilles estampilles, ces blessures esthétiques, la création, maîtresse de l’art, a composé d’innombrables tableaux. Les aurores ne seront jamais identiques, ni les soirs, ni les nuits...
A peine la clarté du matin venue, des nappes de brume inondent les vallées, semblables à des mers mystificatrices sur lesquelles voguent les masses sombres des monts. Parfois elles voilent ces vaisseaux fantômes inanimés d’un rideau opaque que les bras dorés du jour viennent déchirer et en ôter lentement les lambeaux vaporeux.
Suivant les saisons, l’ombre et la lumière se jouent du relief capricieux, caressant de fraîcheur ou de givre le ventre des prairies, foudroyant la tête dénudée de quelque piton rocheux et le ruban argenté des rivières.
Je veux évoquer aussi de courts crépuscules, à l’heure où le ciel se referme sur les profondeurs de la terre mais que rougeoie encore dans son alcôve l’apparence curieuse d’un pic échevelé. Et ces nuits où la lune magicienne se pâme sur les ténèbres, en faisant surgir de terrifiants démons ou des nymphes sapées de haillons aux reflets irisés. Il me faudrait vivre si longtemps pour contempler les chefs-d’œuvre ici composés !
Elles sont encore des terres de vérités, de mythes pieusement colportés sur le fil de la tradition orale, riche de l’histoire, racontés aux veillées. Mais aussi de croyances, de médecines naturelles dont les vertus souveraines proviennent d’une nature intacte, poussée au hasard des saisons... celle qui croît sur les hauts lieux, celle que nous aimons redécouvrir, désertée, ignorée, reconquise par tous ceux qui espèrent en la survie des natures et en la bonne compagnie des hommes qui les habitent, les vellaves. Mais je parle aussi de l’autochtone, du montagnard, celui qui dit de ce pays des vents qu’il est rude mais beau et sain et maître des hommes.
Il serait bien audacieux de prétendre rendre cet écrit exhaustif en tous points. Il lui faudrait des milliers de pages et un temps infini à ma plume pour y décrire tous les attraits d’un pays et de son patrimoine. Trop riche est son histoire, trop nombreuses sont ses beautés architecturales et pastorales. Au hasard de la Haute-Loire, j’irai à la rencontre de certaines, sur le ruban gris des routes ourlées de couleurs et les chemins que je croyais perdus.
Nous ne pouvons imposer à chacun un itinéraire précis et rigoureux. N’est-ce pas plus grisant de choisir en page finale un titre prometteur et s’il a l’heur de lui plaire, de partir à l’aventure, à la découverte de ce qui est écrit ?
Alors m’accompagnerez-vous, cher lecteur, même si parfois je rêve, des rives enchanteresses du beau fleuve jusqu’au haut plateau Mézenc, des toits de tuiles vermeilles aux toits de lauzes bleues, jusqu’aux dernières chaumières ?... Celles aux belles coiffes tissées de “cloissous» dorés, aux corps de pierre. Ils ont puisé leur solidité dans la montagne et chantent un air narquois au vent de burle et se moquent de la rigueur de l’hiver.

Pour combler nos découvertes, nous nous exalterons devant les solitudes sauvages où la flore n’a d’égale à sa beauté que sa diversité.
Allons, malgré son imprévu, notre périple est assez chargé et promet d’être enivrant !

 

SUR LE COURS SUPÉRIEUR DE LA LOIRE

Du sommet du Gerbier de Jonc, on découvre un panorama magnifique et grandiose. Si la vue porte moins loin que de celui de son voisin le Mézenc, elle n’en est pas moins éblouie. Avec de tous côtés des cortèges de monts et de vallées et à l’ouest le territoire magique d’une rivière née trois fois sous les pieds.
En effet, trois ruisselets jaillissent autour des flancs dépouillés de cette éminence conique et vont se rejoindre près de Sainte-Eulalie en Ardèche, pour pénétrer à l’unisson en Haute-Loire ; mais le plus long prend sa source à 3 km de là, à la croix de Montouse. Une rivalité est donc née de la montagne à l’époque du développement touristique. Chacune des auberges-musée du Gerbier revendiquait la primauté de la source. Il y a donc la véritable, I’authentique et l’unique source de la Loire. Quoi qu’il en soit, la montagne énigmatique engendre le plus vivant des fleuves de toute l’Europe : la Loire mystérieuse et fantasque.
Née bergère, elle prend des airs de bourgeoise, court des bruyères cévenoles aux vignes tourangelles, chantant les noms illustres de Jeanne d’Orléans, Honoré de Balzac... Elle baigne des paysages légendaires, s’étire entre de sombres forêts, joue sous les ponts, câline les murs de quais... Elle aime, alanguie sur des berges fleuries, refléter des ruines singulières ou le couronnement d’une demeure seigneuriale. Sur son miroir, les châteaux, les paysages sont le mirage de l’histoire engloutie.
En Velay on la voit tour à tour coléreuse et endormie, elle a les caprices de l’enfance. Elle sait être sournoise, jouer à cache-cache dans les replis des monts hérissés de bois séculaires ou d’anciennes forteresses. Elle glisse tel un reptile, le long des laves anciennes, au pied des vieux villages, soudain bondit, frémit, puis s’endort sur un lit large et doré de cailloux polis, pour s’enfuir à vive allure, toute blanche d’écume. Non loin de ses trois sources, les confluences de rivières pastorales, la Veyradeyre, la Gazeille, la Langougnole ajoutent à ses eaux des allures de sauvageonnes et, avec l’Aubépin, le flot trouble de l’imaginaire sur lequel flottaient jadis les âmes des démons. De chutes en cascatelles la jeune Loire intrépide fait ses premiers pas, tout là-bas entre les gorges prismatiques d’un site unique, décor d’une ampleur sublime pour poursuivre ensuite un long voyage et se perdre dans l’infini des ondes.
Avant que la rivière ne m’entraîne vers les espaces océaniques, je fais avec elle les premiers pas dans un pays où l’histoire et la légende conduisent aux décors innés des rêves merveilleux. Ce petit pays, je ne le connaîtrai jamais tout à fait ; car si ce n’est pour m’en laisser faire le tour, le temps manquera à mon imagination, et l’histoire, par bribes, viendra taquiner celle-ci.
Je pénètre dans ce cadre antique de la haute Loire par une vallée enchantée, déchirure d’une terre où se sont nichés sur les contreforts des monts du Vivarais, des monuments et des villages. Malgré les 950 mètres d’altitude, il semble que sur ces courbes orientales je voyage plus près du ciel. Ce qui provoque cette impression exquise est peut-être ce parcours entre le Cros de Lafarre et le Besset ; la route chemine à travers une sapinière où des layons étroits vont percer l’ombre et le silence. La solitude des bois évoque le mystère. Je suis ici transportée dans un pays “enlégendé”, magique et terrifiant à la fois.

retour haut de page
 

Vous n'avez aucun article dans votre panier.

Contactez-nous

Imprimerie Jeanne d'Arc
 

Editions Jeanne d'Arc - EJA - Vente en ligne de livres régionaux de l'Auvergne, la Haute-Loire et du Puy en Velay, livres d'arts, romans, romans historiques, religieux...