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Philibert BESSON : le fou qui avait raison 
Jean-Luc Dousset
2013 - 298 pages
Le député de la haute-Loire visionnaire qui dérangeait l'ordre établi

ISBN : 9782362620300

Quantité :

19.00 €

Format 14,8 X 21 cm - 298 pages

Résumé
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Né à Vorey-sur-Arzon, en Haute-Loire, Philibert Besson a mené l’existence d’un héros de roman. Officier de la marine marchande, ingénieur en électromécanique, il fera plusieurs périples autour du monde et se lancera dans la politique.
Maire de sa commune, il devient député en 1932.
Ses combats contre les grands minotiers, les Compagnies de chemins de fer, les Compagnies d’électricité, les « Vautours» s’intensifient.
C’est un homme pugnace en lutte contre les pouvoirs établis; un homme dérangeant et il sera accusé de démence et de malversations!
Porte-parole du mouvement fédériste de Joseph Archer, il est, 70 ans avant l’euro, l’un des pères de la monnaie universelle, la monnaie de la paix: l’Europa.
Déchu de ses fonctions électives en 1935, il prend le maquis et devient l’homme le plus recherché de France, narguant la police pendant plus d’un an avec l’aide de la population vellave, se réfugiant de ferme en ferme, poursuivant sa lutte contre les tout-puissants.
Arrêté, Philibert Besson décède à la prison de Riom, à 43 ans. Philibert: un homme hors du commun !

 

Auteur
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Jean-Luc Dousset, journaliste toulousain, s’est passion­né pour le destin hors du commun de cet homme qui avait raison en avance sur son temps et qui tel Robin des Bois entendait défendre les Français contre les grands groupes puissants et l’Etat.
 

Lire un extrait
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Chapitre 1
 

 
-Les Vautours ! Les Vautours ! Les Vautours !
Sur un trottoir, un homme d’apparence respectable se met à courir en hurlant. Ses bras s’agitent de haut en bas. Il lève et replie les pans de son manteau noir qui battent comme les deux ailes d’un rapace.
En face de lui, un groupe de soldats avance au pas cadencé. Ce 16 mars 1941, à Paris, l’armée est allemande ! L’air occupé, des passants ralentissent, observent avec curiosité cet homme qui continue de courir, traverse subitement la rue en tous sens en vociférant toujours et toujours.
-Les Vautours ! Les Vautours ! Les Vautours !
Les cris résonnent et finissent par s’évanouir alors que l’homme s’est déjà immobilisé les bras en croix, les ailes ouvertes, la tête, surmontant un long cou, jetée en arrière. Elancé, de grande taille, de faible corpulence, le volatile frêle paraît décharné mais n'est pas dépourvu d'envergure…
La colonne vert-de-gris poursuit sa marche. Les visages aux traits figés restent imperturbables, ne laissant trahir aucun sentiment.
Ayant suivi la scène à quelques mètres de là, un individu s’approche de l’homme-oiseau planté au milieu du trottoir et lui tape sur l’épaule.
-Tourneil, cessez ! Vous voulez donc vous retrouver dans les griffes de la police allemande !
-Il n’avait pas peur, lui ! Il n'a pas peur, lui!
-Qui ? Mais parlez moins fort tout de même ! s’inquiète l’homme, de taille plus petite, un peu bedonnant, au feutre enfoncé jusqu’aux oreilles. Forçant son aspect passe-partout, il semble se ratatiner sur lui-même comme un escargot se retire dans sa coquille. Son visage replet trahit une inquiétude qui paraît être imprégnée en lui.
-Besson, Philibert Besson ! Nom de Dieu ! Qui d’autre ! s’exclame Lucien Tourneil.
A ce nom, son interlocuteur paraît surpris.
-Enfin, que vous prend-t-il ! Vous avez eu de ses nouvelles, dernièrement?
-Non, pas depuis quelques jours, mon cher Roquenboule! Au début de son  incarcération, dans sa prison de Riom, nous pouvions encore communiquer. Mais depuis un certain temps, personne n’en entend plus parler ! A croire qu’ils l’ont mis au secret.
L’un de mes amis doit lui rendre visite dans les prochaines heures. En espérant que son autorisation lui soit enfin accordée. Alors peut-être qu’aujourd’hui…
-Poussez-vous donc ! Ne traînons pas ici...
Arrivée à leur hauteur, la colonne de militaires se scinde en deux et passe à droite et à gauche sans rien changer à sa démarche mécanique.
-Pauvre Roquenboule, vous vous effrayez pour bien peu de choses ! Que serait-ce si nous avions croisé Hitler en personne ? Vous vous seriez découvert ?
Deux silhouettes un jour d’hiver, en bas des marches du palais Bourbon dans le froid d’une  journée presque ordinaire. Tous deux sont des habitués du lieu devant lequel ils discutent. Ce ne sont pas des députés ! D’ailleurs, tous les députés ont fui Paris !
Lucien Tourneil et Albert Roquenboule sont des assistants parlementaires. Ils ont été au service de plusieurs représentants du peuple, ont collaboré aux nombreux cabinets ministériels qui n'ont cessé de se succéder ces dernières années, passant de l'un à l'autre au gré des dissolutions.
Sur les quais de la Seine, les hommes pressent leur pas pour échapper à l’humidité, tiennent leur chapeau d’une main afin d’éviter de se retrouver tête nue, fouettés par le vent glacé. Lucien Tourneil, étranger à ce qui l'entoure, laisse se dérouler le fil de ses pensées.
-Si l’on veut bien accorder un peu de crédit aux dernières rumeurs, l’état de santé de Besson inspire beaucoup d’inquiétudes.
Il ne serait plus à présent qu'un sac d'os, ne pèserait plus aujourd’hui qu’une trentaine de kilos… Lui, si vigoureux et athlétique avant !
-Il en est à ce point-là ? Sa situation est certes bien désolante mais quoiqu’il en soit, son arrestation n’a été en rien surprenante. Cette fois il était allé trop loin. Douter de la France, de la Patrie et du Maréchal, de cet homme qui a tout sacrifié pour nous !
- C’est de la haute trahison. De toute façon, Besson n’a jamais été français. J'entends, il ne s'est jamais senti Français!
- Vous ne pouvez le nier mon bon Tourneil. Il n’a eu de répit de vouloir brocarder notre République
-Il a tout de même combattu pour le pays ! Ne le lui enlevez pas.
-Le défendriez-vous ? Prenez garde que ceci ne se propage en ces temps…
-Et pourquoi pas ? Pensez-vous un instant que les Vautours, fussent-ils venus d'Allemagne, m’épouvantent ? Certes, nous sommes désormais en train de vivre à l'ombre des ailes d'un aigle, mais je ne me laisserais pas intimider.
 

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