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Pépé, raconte-moi la Bête du Gévaudan 
Bernard Astruc
La célèbre histoire racontée par un enfant de 10 ans, ami de Gilbert, Marquis de La Fayette.

ISBN : 9782362620096

Quantité :

14.00 €

Format 14,8 x 21 cm - 106 pages

 

4ème de couverture
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   Le petit saugain, que j’étais, adorait l’histoire de la Bête du Gévaudan.
   Mes enfants me l’ont réclamée et maintenant mes petits-enfants me demandent : « Pépé, raconte nous la Bête. »
   Il y a de l’ogre et du loup-garou dans ce monstre qui nourrit depuis des lustres l’imaginaire de générations de gosses, lui qui en a tant dévorés !
   Les jours de dédicaces on me pose souvent la question :
            - Avez-vous un livre en cours ?
            Ce jour-là, mon petit-fils de répondre :
            - Oui, il m’écrit la Bête du Gévaudan.
            C’était à Saugues, à la fête du livre de la foire de la Madeleine, en juillet 2010.

 

Auteur
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Bernard ASTRUC est médecin généraliste à Langeac en Haute-Loire.
Il fait partie du Groupement des écrivains médecins de France.
Ce huitième roman qui fait suite à des écrits plus policiers, raconte l'histoire de la Bête, vue à travers le vécu d'un enfant, François, ami de Gilbert du Mottier, Marquis de La Fayette.

Les dessins de Lucien GIRES accompagnent le récit, ainsi que des photos des scènes du Musée de la Bête du Gévaudan à Saugues (Haute-Loire).


 

Lire quelques pages
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    Du temps des rois, c’est à dire de l’Ancien Régime, (d’avant la Révolution Française) la France était découpée en provinces. Celle du Languedoc possédait au nord le Gévaudan, grosso modo l’actuel département de la Lozère plus le secteur de Saugues.
   Le long règne de Louis XV  s’achevait quand soudain un événement fantastique vint secouer la léthargie de la Cour du vieux monarque.
   La une de l’actualité de l’époque donnait la part belle à un monstre, une bête qui terrorisait le Gévaudan, où elle commettait des carnages terribles, s’acharnant sur les femmes et les enfants, plongeant le pays dans la désolation.
   L’hécatombe fut telle que bientôt le Roi s’en émut.
   Alerté par la noblesse de province, la Cour suivait, dans les gazettes, les exactions de la Bête. Amplifiées par le bouche à oreille du Languedoc à Versailles, les nouvelles de la région reculée n’en paraissaient que plus effrayantes.
   Attristé par cette dévastation et agacé de tous les ragots, le Roi réagit :
   « Sa Majesté prit le parti d’envoyer le sieur Antoine, son porte-arquebuse. »
   Antoine de Beauterne, ce n’était pas n’importe qui, mais le lieutenant des chasses de Louis XV. De nos jours, l’importance d’un tel personnage ne saute pas aux yeux, mais il faut savoir que les Bourbons étaient des mordus de la chasse. Ils y passaient le plus clair de leurs loisirs. Le lieutenant des chasses de sa majesté était un proche du Roi. 
   Ensemble, ils partageaient, quasiment au quotidien, des moments d’excitation, d’adresse et de bravoure.
    Antoine choisit son fils et quatorze gardes-chasses pour l’accompagner avec valets et chiens. Les meilleurs chasseurs du royaume se lancèrent à la traque de la Bête du Gévaudan.

   Début juin 1765 ils mirent pied à terre au Malzieu et dès le lendemain on leur montrait à Venteuges une victime déchiquetée ; aussitôt ils se mirent en chasse.
   A sa façon la Bête leur souhaitait la bienvenue !
   Celui qui débarque au printemps dans cette province est subjugué par sa beauté, ici plus qu’ailleurs la saison y donne toute sa mesure. Des milliers d’espèces de plantes sont en fleurs et saturent le paysage de couleurs, l’atmosphère de senteurs. Des chants mélodieux ponctués de bruissements, de gazouillis, de rires d’enfants accompagnent les journées de juin. Et pourtant l’horreur n’était pas loin ! Aussi, Antoine ne ménage pas sa peine, parcourt le pays à brides abattues et chasse à longueur de temps.
   Un jour, on lui avait signalé la Bête à proximité : il se lança sur ses traces. Depuis un mois qu’il cavalait, il n’avait pas encore aperçu le bout de sa queue et commençait à désespérer de l’atteindre un jour.
   Soudain, à l’orée d’une hêtraie, une forme noire s’allonge, se regroupe et saute lourdement, comme pour attirer l’attention. Antoine planté sur sa selle désigne le monstre et hurle : tahu, tahu. Comme un seul homme, les cavaliers piquent des deux, foncent sur l’ombre qui s’enfuit.
   Qui n’a jamais chevauché au grand galop à la poursuite d’un gibier ne peut comprendre l’excitation qui s’empare alors de l’homme et de sa monture. L’animal, emporté par un élan incontrôlable, entraîne son cavalier qui fait corps. Le couple ainsi formé partage le rythme, la respiration, l’enthousiasme, une sorte de jubilation commune que donnent la vitesse, le risque et l’impatience.
   Plus rien ne peut les arrêter, sauf la victoire !
   La géographie de ce pays est complexe et surtout peu uniforme. Des taillis de feuillus alternent avec des bois noirs de pins souvent rabougris et tordus ; des plaines limoneuses avec des zones quasi désertiques ; des gorges aux roches déchiquetées succèdent à des prairies parsemées de boules de granit débonnaires ; de paisibles rivières serpentent sur le plateau pour d’un coup se transformer en d’impétueux torrents. Ainsi, à cheval, on passe d’un terrain à l’autre.
   Emportés par une houle de tempête,  balancés d’avant en arrière et d’arrière en avant, à une cadence endiablée, Antoine et son cheval ne sont plus qu’un boulet de canon.
   Un énorme rocher posé là, barre le chemin. A toute vitesse, ils le contournent, à la limite de rupture du point d’équilibre. Ce sont des casse-cous mais aussi des équilibristes. La troupe arrive en trombe dans un nuage de poussière et un bruit de tonnerre. Le monstre perd du terrain.
   Un bosquet : ils le longent ; une rivière : ils la franchissent ; une haie : ils la sautent…Les sabots matraquent le sol ; les hommes donnent de la voix, lancent des cris guerriers ; les chiens de chasse sont pris de folie : la meute n’est plus que vociférations.
   Les chasseurs débouchent sur une étendue herbeuse badigeonnée de toutes les nuances de vert dont est capable juin et parcourue d’ondes pareilles à des vagues.
   C’est une zone de « mouleyras », des bourbiers que les gens d’ici connaissent.
   Porté par l’hystérie de la chasse, le bel Antoine, si poli, si raffiné, si calme pousse sa monture dans une fondrière. La ventouse de la vase bloque brutalement les montures, les cavaliers sont catapultés dans la boue. Ceux qui en réchappent lancent des cordes.
   Pour se sortir de cette glue, il ne faut surtout pas s’agiter et s’allonger de tout son long pour éviter d’être aspiré.
   Quelle position inconfortable pour un équipage empanaché, représentant de l’autorité royale, de ramper à quatre pattes dans la gadoue.
   Plus loin, la Bête du Gévaudan s’arrête, se retourne et, comme à chaque fois où on la serre de trop près, elle ricane d’un rire à glacer le sang, tout en mettant en pièces quelques chiens téméraires. Le restant de la meute s’enfuit en hurlant à la mort !

 

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