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43000 Le Puy-En-Velay
Tél. 04 71 02 11 34

Dans l'enfer de la maladie de Parkinson
Gabriel MASSARD
2010 - 122 pages
Un éclairage bouleversant sur ce qu'il advient quand frappe la maladie au sein du couple.
http://gmasd.free.fr/

ISBN : 9782362620041

Quantité :

16.00 €

Format 14,8 X 21 cm - 122 pages

 

Résumé
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Authentique témoignage sur la maladie de Parkinson, ce livre apporte un éclairage bouleversant sur ce qu’il advient quand frappe la maladie au sein du couple qui voit, du jour au lendemain, son univers se transformer en une perspective cauchemardesque.
A la souffrance physique et psychique s’ajoute cette lente et inexorable dégradation relationnelle contre laquelle il faut lutter sans faiblir même si chacun sait bien que rien ne sera plus comme avant.
Les cris de révolte se mêlent à l’amour que l’on donne afin de préserver le plus longtemps possible cet essentiel qui s’appelle l’espoir.
Le lecteur ne pourra pas échapper au degré émotionnel du texte. On ne ressort pas intact d’une telle expérience.

 

L'auteur
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Gabriel Massard signe avec ce témoignage, son troisième livre.
Alliant l’amour de la lecture à celui de la nature, adepte de golf et de vélo, passionné de bridge, ce septuagénaire savoure le bonheur de vivre aux portes du Pilat dans sa ville de Saint-Étienne.


 
Son adresse e-mail : gmasd@cegetel.net

 

Lire quelques pages
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-En un si bref instant…
 
La première idée qui m’est venue à l’esprit en commençant l’écriture de ce livre fut de l’appeler monologue du fait de mon intention de confier à la plume le soin d’exprimer des sentiments personnels, sans doute aussi parce que j’avais surpris, depuis quelque temps, cette fâcheuse tendance qui m’était venue de parler à haute voix alors que personne alentour n’était là pour entendre mes propos. Ce phénomène, au demeurant assez courant chez les personnes seules, souvent d’un certain âge, n’est pas sans créer une certaine inquiétude pour celui qui réalise qu’il s’agit en fait d’une emprise sur son environnement intime et qu’il n’est plus tellement maître de la situation. Les pensées assaillantes ont besoin d’une porte de sortie, la parole en est une, encore faut-il qu’elle ne rencontre pas le vide. C’est pourtant ce qui se passe si aucun témoin n’est présent. Entendre sa propre voix résonner ainsi, pire y répondre, c’est inquiétant.
Je ne pense pas être fragile de nature ayant, au cours de ma vie, fait face à l’adversité chaque fois qu’elle s’était présentée. Sans avoir surmonté des obstacles surhumains j’ai toutefois toujours bien réagi lorsque les circonstances l’exigeaient. Bref je me considérais comme quelqu’un bien dans sa peau, équilibré, assez serein en définitive.
Le drame est venu rompre cet équilibre, je me devais de réagir. Plusieurs solutions s’offraient à moi, la première étant d’aller consulter et de confier mes états d’âme, mais soigne-t-on les états d’âme ? Une cure de sommeil, des anxiolytiques, tout cet arsenal m’a toujours fait horreur.
Dans un premier temps je me suis lancé dans une activité frénétique. J’ai commencé par aménager quelques pièces de la maison, j’ai repris le sport, je suis même allé au cinéma ce qui ne m’était pas arrivé depuis des lustres, j’envisageais de voyager, bref je me suis mis à remplir mon temps, je me rendais compte de l’impérative nécessité de bouger, d’avoir sans cesse une occupation sans quoi mon esprit n’arriverait pas à se détacher de ce qui venait de se produire.
Mais cela n’a duré qu’un temps, je ne pouvais pas continuer ainsi dans la recherche permanente de palliatifs dont les effets s’amenuisaient. En moi, au plus profond de mon être, grondait une souffrance pareille à la lave en fusion prête à sourdre du volcan, en apparence éteint.
Tout bien considéré, me restait la ressource de l’écriture. Certains appellent cela un exutoire, je n’aime pas ce mot, il tend à laisser croire que l’on veut se débarrasser de quelque chose qui vous encombre, évacuer une fois pour toutes des sentiments, des moments de sa vie, moi je ne veux pas oublier, je veux, au contraire, garder mes souvenirs, je ne veux rien renier de ce que j’ai vécu.
Alors j’ai mis mon âme à nu et les mots sont venus, avec eux j’ai construit une maison qui n’est pas faite de pierres, une sorte de temple virtuel qui contiendrait toutes ces images qu’aucun appareil n’a jamais fixées, un album en forme d’hommage à toi ma femme qui venait de me quitter pour toujours après avoir vécu l’enfer.
Ainsi m’est apparu le titre ouvrant la porte à un ultime dialogue, un dernier adieu et aussi un cri de révolte et malheureusement d’impuissance face aux forces cruelles du destin.
Voila pourquoi j’ai décidé ce titre.
Tout au long de ce qui suit tu es là, ta présence remplit l’espace de cet univers intemporel que crée la disparition d’un être proche, je te parle comme je ne t’ai jamais parlé, les mots s’envolent vers l’au-delà, ainsi se forme un immense nuage du souvenir que le vent emportera là-bas, très loin, aux confins de ce monde dont nous ignorons les limites. Ce sont les poussières d’étoiles qui nous ont donné la vie, vers elles nos pensées retournent, elles sont la matière de l’éternité.
 
 
 
L’été dernier, tu es arrivée au bout du chemin, de ce très long chemin que tu ne parcourais plus qu’avec une immense lassitude. Tu n’avais plus la force de continuer malgré ta farouche volonté, tu savais depuis longtemps que c’était fini, que chaque jour n’était qu’un vain combat que tu ne pourrais pas gagner. Je marchais malgré tout à tes côtés mais nous n’allions plus qu’à faible allure et mon bras ne t’apportait qu’un soutien désespéré, insuffisant pour te donner l’envie d’aller encore un peu plus loin.
Tu as délibérément choisi de quitter ce monde après plus de dix années de galère durant lesquelles nous avons souffert ensemble, me laissant un goût amer de culpabilité tant il est vrai que je n’ai pas su t’aider au moment où tu en avais le plus besoin.

Tu m’avais pourtant supplié à maintes reprises et je n’avais pas répondu à tes appels de détresse. Pourtant, sans te l’avouer, j’en étais venu, depuis peu, à envisager de quelle manière je pourrais te donner ce que tu me réclamais, une fin honorable, aussi sereine que possible...
 

 

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