Editions Jeanne d'Arc

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25 rue de la Gazelle
43000 Le Puy-En-Velay
Tél. 04 71 02 11 34

Champagne caviar et meilleurs voeux
Pascale BLAZY
2010 - 200 pages
Quatre amis rassemblés pour un réveillon insolite font une découverte macabre.
Une vieille légende, une mystérieuse confrérie, les langues vont bon train...
http://pascaleblazy-livres.over-blog.com/

ISBN : 9782911794872

Quantité :

17.00 €

Format 15 X 21 cm - 108 pages

Résumé - Auteur - Lire quelques pages
 

Résumé
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Dans un petit bourg auvergnat, on fête la nouvelle année ; quatre amis sont rassemblés pour un réveillon plutôt insolite qui les conduira à une découverte macabre.

Clarisse et Armand s'improvisent détectives et font ressurgir une vieille légende qui subitement semble intéresser beaucoup de monde. Les hypothèses se succèdent, les langues vont bon train, une mystérieuse confrérie surgit...
 

 

Auteur
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Bercée par les histoires que lui invente sa grand-mère, par celles que lui lit sa mère, entourée des livres que sa cousine lui offre à chaque occasion, elle n’a jamais quitté l’univers des mots puisqu’elle est aujourd’hui bibliothécaire.
Elle propose au lecteur son premier roman.

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Lire quelques pages
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Chapitre 1
 
En tremblant, Bilou sortit de sa cachette. Il avait tout vu.
Margaret Milton fit une courte pause avant de passer à la gravure suivante. Elle savait ménager le suspens et tenait en haleine le groupe de gamins qui s’était rassemblé autour d’elle dans la petite salle de la bibliothèque. Avant de passer à la gravure suivante, elle repoussa de la main une mèche rebelle qui s'était échappée de la longue tresse où elle avait emprisonné ses cheveux blonds. Elle racontait avec son charmant accent britannique les aventures de Bilou, un chaton roux tigré qui, aux côtés de sa maman et de ses amis de la forêt, découvrait la vie avec ses joies et ses ennuis. Il était le héros de presque tous ses albums.
Elle fit glisser l'image sur le chevalet où elle avait rangé les aquarelles réalisées pour illustrer le livre, les faisant défiler au fur et à mesure que l'histoire avançait. Ses dessins étaient toujours très précis, elle s'attachait à rendre le moindre détail et savait traduire les émotions de ses personnages, toujours des animaux, à qui elle donnait des expressions presque humaines sur des fonds délavés aux couleurs pastel.
Bien qu’ils ne fussent pas traduits en français, Clarisse, la bibliothécaire avait acquis toute la collection des ouvrages de Margaret Milton. Les textes, très simples, s’adressant à des petits enfants, étaient un excellent exercice pour les débutants en anglais. De plus, les superbes illustrations parlaient d’elles-mêmes et il était facile de se raconter les aventures de Bilou.
Cette fois, le chaton avait découvert un terrible secret, bien trop lourd à porter pour lui tout seul, en désespoir de cause il le confiait à son ami Jo l'escargot.
Clarisse, placée sur le côté s’amusait à observer les visages des enfants, mais aussi celui des parents, qui pendant un moment, retrouvaient le monde merveilleux de l'imaginaire. Certains s'en défendaient pourtant, considérant que les contes devaient rester du domaine de l'enfance, Clarisse persistait à croire qu'ils étaient dans l'erreur et qu'à tout âge, nous avons besoin d'un peu d'évasion. Elle fut étonnée de la réaction de Félix Daumier, le grand-père du petit Anthony.
C’était un homme à la stature imposante, toujours très sûr de lui, le verbe haut, la plaisanterie facile, un de ces irréductibles adultes bien campés dans le réel. Sa face rubiconde avait blêmi, il s’était tassé sur sa chaise.
Clarisse sourit, plus que jamais confortée dans ses convictions, même un boucher en retraite pouvait redevenir un petit garçon par la magie d’un conte.
Grâce à Jo, Bilou finit par se sortir de sa mauvaise passe et Margaret referma le carton à dessins.
Les applaudissements fusèrent et les enfants posèrent quelques questions. Puis ils se levèrent, certains s’en allèrent voir de plus prés les peintures de la conteuse et en profitèrent pour lui donner quelques baisers, tandis que les gourmands se disputaient les papillotes que Camille, l’assistante bibliothécaire, avait apportées.
Clarisse observait toujours Félix Daumier, il semblait prostré.
L’espace d’un instant, elle pensa qu’il allait faire un malaise. Elle se leva et s’approcha de lui.
- Quelles belles histoires, n’est-ce pas monsieur Daumier ?
- Oui, oui, bredouilla-t-il en s’ébrouant.
Il se leva songeur et s’en alla prés de son petit-fils qui bavardait avec l'artiste.
Margaret répondait aux questions de ses petits auditeurs, son visage, aux traits fins et réguliers, illuminé par le bonheur, lui donnait des allures de madone ; tout son être irradiait, communiquant un peu de sa sérénité à son entourage.
Clarisse la regardait de loin : longue silhouette fragile, toujours vêtue de couleurs qui s'entrechoquaient, aujourd'hui une immense robe violette à ramages orange. Elle agitait ses larges manches, ses bracelets tintinnabulaient à chaque mouvement. Repoussant sans cesse la mèche rebelle qui envahissait son front et lui mangeait la figure, elle souriait, riait et dialoguait avec douceur.
Les spectateurs se dispersèrent peu à peu.
Tandis que Margaret remettait de l'ordre dans ses planches et pliait son matériel, Clarisse s’en alla prêter main forte à Camille que les enfants assaillaient. Ils voulaient tous emprunter les livres de la conteuse. Elle étouffa un début de bagarre et consola une petite fille qui attendait sa maman...

 

Chapitre 2
 
Clarisse descendit la rue principale. La neige qui tombait de plus en plus fort avait envahi les trottoirs. Lorsqu’elle mit la main sur la poignée de la porte de la pharmacie, Olga la jeune associée d’Armand allait fermer, elle se ravisa et la fit entrer.
- Bonjour Clarisse, sale temps, n’est-ce pas,dit-elle en l'embrassant ?
Olga non plus n’aimait pas l’hiver, elle préférait les randonnées et l'escalade au ski. Elle donna vite un tour de clé, éteignit la lumière et baissa le volet électrique, tandis que Clarisse pénétrait dans l’arrière-boutique pour retrouver son ami.
- Clarisse, dit-il en l'accueillant, je me demandais si tu allais passer, j’ai préparé ton mélange de plantes pour ton infusion du soir. Tu verras, j’ai fait une petite modification, tu m’en diras des nouvelles.
- Merci Armand, c’est très gentil.
Elle plaça le sachet dans son sac et sortit son porte-monnaie, elle n’eut pas le temps de demander combien elle devait, Armand l’interrompit d’un geste. Il lui proposa de goûter une décoction apéritive qu’il venait de mettre au point. Il ouvrit le réfrigérateur et en sortit un flacon contenant un liquide ambré qu’il versa dans deux verres à pied, lui en tendit un et proposa à Olga de se joindre à eux, elle déclina l’invitation, elle avait une course à faire et devait rejoindre son mari pour une partie de tennis. Elle sortit.
- A ta santé, dit-il en levant le verre.
Clarisse huma le breuvage, puis y trempa les lèvres. La première gorgée était surprenante, elle eut l’impression d’être dans un jardin en plein été. Les senteurs de fleurs et de fruits mûrs se mêlaient. Une fois la première sensation passée, restait sur la langue une légère amertume. La seconde gorgée fit à nouveau exploser sur ses papilles le jardin estival, puis vint l’amertume. Elle n’osa pas demander la composition de cette boisson. Elle se cala dans un fauteuil et se mit à siroter avec délice l’infusion.
Les yeux mi-clos, elle se laissa gagner par la douce chaleur du lieu.
Armand était passionné de plantes. Il les avait découvertes au cours de ses études de pharmacie et avait poussé très loin ses investigations en herboristerie. Il s’était aussitôt mis à en cultiver dans le jardin de ses parents et, dès qu’il avait eu le sien, il l’avait composé comme un jardin médiéval, se référant au Capitulaire promulgué par Charlemagne. Il l’avait donc divisé en trois parties : le potager, le verger et le jardin médicinal. Il pratiquait aussi la cueillette des plantes sauvages.
- J’ai commandé ton parfum, Pietro me l’a promis pour la fin de la semaine prochaine.
Clarisse sursauta. Les saveurs de la décoction l’avaient entraîné loin de l’arrière-boutique de la pharmacie. Armand préparait toujours des mélanges surprenants...


 

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